Banane à la Guigne

12 août 2015
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Atterrissage à Nice, perte des bagages (parce que sinon, c’est pas drôle), l’air conditionné de la voiture qui plante, la voiture de remplacement sous forme de cercueil ambulant, pneus lisses, vieille odeur de fumée froide qui rôde sur les sièges cra-cra…  début de vacances un peu chahuté, roulé-boulé, mais bon, on finit par arriver à Manarola, petit village perché, pêcheur et vigneron.

Cinque Terre

Il est minuit passé quand on s’y pointe, parce que, bien sûr, Juliette (c’est le p’tit nom du GPS de  %*@ qui sert à rien) nous a planté, histoire de continuer dans la série des embrouilles, pour pas dire autre chose.  Simone (c’est un garçon, il faut le préciser) tient la chambre d’hôte que nous avons réservé.  Il nous attend, plus très amusé par nos messages du genre « on est là dans 2 heures », puis 2 heures plus tard, « on est là dans une heure », puis « on est pommé », etc…   Ah, Poisse, quand tu nous tiens !

Enfin, on gare le tacot de la mort qui tue.  Et là, quand on croit que c’est terminé, benh non, ça continue.  Simone explique qu’il nous faut descendre encore.  Descendre, ça va.  Le problème, c’est qu’à un moment ou un autre, il va falloir remonter.  Avec les valdas !

Aucune inquiétude, après les Cinque Terre, la grimpette n’aura plus aucun secret pour vous.  Des marches, des marches, encore des marches.  Monterosso, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore…  les cinq villages à flanc de falaise sont reliés par un petit train, pour les feignasses qui préfèreraient ça au chemin côtier qui  vous met les cuisses en feu.  Que 2 minutes entre chaque station, comme un métro, quoi !  A pied, c’est une autre histoire…  les 2 minutes deviennent 2 heures facile… heureusement,  au milieu des vignes en restanques, de joyeux lurons ont eu la bonne idée de vendre des jus d’orange, de citron pressés, du limoncello pour les plus téméraires.

A chaque village, on gobe une glace, parce que l’Italie sans « gelato » c’est comme l’Auvergne sans fromage (ça, on vous l’expliquera plus tard)…  Et le soir, apéro de ces vins iodés, dîner de « bali bali », petite langouste locale… pour trois fois rien.  Ça vous fait oublier les courbatures et les coups de soleil…  Ça vous fait oublier d’autres choses aussi, n’est-ce pas, Mr. E ? Comme la moitié de la valise qu’on a péniblement traînée jusqu’au parking des cimes, jusqu’à l’automobile infernale, tout en haut, mais alors TOUT EN HAUT du village.  Et qu’il faut RE-descendre, pour RE-monter, parce que c’est pas Simone qui va nous les porter, les shorts et les chemises de Mr. E !  Ah non !

Bref, ce qu’il y a de bien avec les séries noires, c’est qu’elles sont rassurantes de certitude : la guigne c’est tenace, ça va et ça RE-vient, pour sûr !

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