Canon !

8 janvier 2015
By

Vous connaissez peut-être Pascal Paulze ? Vous savez, notre Chef Sommelier depuis plus de 15 ans maintenant ?  Notre « P.P. » à nous, qui sévit en salle et en cave, discret et souriant ?  Ce formateur de sommeliers à l’antinomique sobriété ?  Eh bien, figurez-vous qu’il a été qualifié pour les M.O.F.s, après une année de préparation aux côtés de Franck Thomas !  L’épreuve finale se tiendra début février, alors on croise les doigts !

Pour fêter cette première étape du concours, le Chef Stéphane Raimbault nous invitait à la découverte d’un bar à vin, situé derrière le Negresco et recommandé par des clients.  Sébastien, le patron, est un ancien de la Part des Anges, un élève d’Olivier Labarde, premier caviste de la région à avoir répandu l’engouement pour les vins cultivés sans souffre comme…   de la poudre à canon !  Petit détail, le dit restaurant s’appelle, détonation oblige : « Le Canon ».

"Va te faire boire"

Inscrite dans cette démarche biologique, biodynamique et naturelle, la cuisine du Chef Mobarik  El Mahdi emprunte les sentiers de l’arrière-pays niçois et tente une embardée bretonne avec une pièce de bœuf des Monts d’Arrée, et cette purée au beurre de la vache qui enfanta ce même bœuf…  assez pointu sur les origines, donc !

Vu que nous sommes gloutons et fiers de l’être, le Chef a commandé quasiment tous les plats de la carte, Pascal s’est chargé des vins et votre dévouée s’est garder la meilleure part (celle des anges ?) : manger et boire !

In vino veritas ?  Voici ce que Pascal a pensé des vins de la soirée :

Parce qu’on aime commercer avec des bulles, un Champagne Laherte : un vin dense, aux arômes de fruits blancs mûrs, typé pinot meunier, associé à une bulle fine.  Sa vinosité lui confère une belle densité même si la finale manque un peu de nerf et d’amplitude.

Puis, un vin blanc du Bugey, le chardonnay cuvée Coufle Chien du Domaine du Perron : intense et ciselé, il vin offre une gamme aromatique complexe entre fruits blancs frais, agrumes et grillé d’un terroir caillouteux.  Un vin ample et long qui éveille les papilles et répond parfaitement au plat de Seiches de la Pêche Niçoise, Artichauts « Epine » d’Albenga, Bulagna de J.L. Orsini.  Un vin sans souffre, net et sans bavure.

Le vin rouge de la soirée fut une Mondeuse.  C’est donc un savoyard qui suivit le voisin de Bugey et un nom de vigneron homonyme : Jean-Luc Peron.  Celui-ci cultive à peine deux hectares près d’Albertville, selon les préceptes de la bio-dynamie.  La cuvée Champ Levat a cet accent de réduction des « vins nature ».  Il lui faut un temps de contact à l’air pour se montrer plus charmeur.

Le nez évoque les fruits noirs, un végétal mûr et des notes de fourrure humide (« petit chien mouillé » selon le Chef).  Quelques touches épicées complètent la gamme après aération.  La bouche offre un vin assez tendre, marquée par une jeunesse aux tanins raffermis d’une nervosité encore perceptible.  Face à la viande de bœuf, ou avec le Pigeon de Bendejun, Purée de Céleri de Saint-Jeannet, Chanterelles de l’Esteron, le vin se révèle un bon compagnon de débauche !

Bonne dégustation !

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Page Facebook