De Dubai (UAE) à Aseelah (Oman)

6 juillet 2014
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Bon, nous, on l’a fait en un week-end…  si vous pouvez, prévoyez 3-4 jours, parce que se manger 1500 bornes aller-retour en si peu de temps, ça peut mettre un couple à l’épreuve…  “Ralentis”, “Attention”, “Non, fais demi-tour”, « Mais c’est que t’es en train de nous pommer pour de bon ! »…  Vive la conduite en mode “Un Gars, Une Fille” !  Dubai, Souhar, Muscat, Sur…  et là, quand vous êtes sur le point d’arriver, il y a quelques 25 dos d’âne à franchir.  Autant vous dire qu’à 2 heures du matin, avec quasi 8 heures de route dans les pneus, fatigués, éreintés de la semaine, c’était pas le moment de s’faire secouer comme un vulgaire Orangina !

Aseelah

Sii vous arrivez à éviter la scène de ménage et la bataille de Curly dans la voiture, ça vaut le coup, vraiment.  Surtout en été : sur l’Océan Indien,  la Côte Omanaise perd une quinzaine de degrés contre Dubai, la Jeanne d’Arc en feu.   A l’arrivée, petite bouteille de vin blanc, planquée pour passer la douane, avec ce petit goût d’interdit qui la rend meilleure encore.  Il ne faut pas rigoler avec l’alcool au «check point », et de surcroît en plein Ramadan.

Ramadan, c’est tout de même un peu pesant.  Déjà qu’il fait très chaud, on évite de manger, de boire, de mâcher du chewing gum, de fumer pendant la journée.  Histoire de ne pas vexer les pratiquants.  Histoire de respect.  Et c’est normal.  Si vous allez vivre dans un pays musulman, vous devez en accepter les règles, c’est comme ça.  Un point c’est tout.

Donc, petit « apéro » à 3 heures du matin, parce qu’on n’a peur de rien, face à la mer, dans un motel repère de surfeurs, où la testostérone frôle l’overdose.   N’empêche qu’on pourrait être en Normandie.  C’est qu’on aurait presque froid, pardi !  Dormir les fenêtres ouvertes, bercé par le bruit des vagues…  un vrai luxe pour ce mois de juillet à l’heure orientale.

Le ‘Arabian Sea Motel ‘ est sommaire, mais les chambres sont propres, décorées avec beaucoup de froufrous, alors que les extérieurs tombent en ruine.  On a comme l’impression qu’il a été ouvert avant que la construction ne soit achevée, qu’il n’y avait plus assez de sous pour terminer l’ouvrage…  tout est balayé par les vents…  comme les plages.

Le vent.  C’est bien pour cela qu’ils viennent ici, surfeurs et kite-surfeurs…  Perso, c’est pas trop mon truc, donc pendant qu’ « un gars » faisait des sauts dans l’eau, « une fille » se baladait sur la plage à prendre des photos,  parce que jouer au cerf-volant pour se retrouver soufflée jusqu’en Irak, c’est pas ma première vocation dans la vie… et c’est surtout pas l’moment !

Bon, sans rire, ce qu’il y a de très très bien dans le coin ?

Les gens.  L’Oman est un vaste pays, peu peuplé, plus authentique, plus pauvre aussi que les Emirats.  On s’y sent plus libre.  Malgré le jeun religieux, l’atmosphère est moins lourde à porter, les locaux très accueillants.

Les tortues.  Non loin d’Aseelah, il faut aller à Ras Al Jinz, sanctuaire de la tortue verte, qui vient y pondre ses œufs.  C’était la pleine saison, il y avait des tortues de partout, spectacle émouvant, même en pleine nuit.  Préférez la visite aux aurores, à 4 heures du matin, quitte à vous recoucher après.  Cela doit être magnifique et vous aurez le droit de prendre des photos.

La nourriture.  Au Arabian Motel, le gentil Safa, p’tit patron des lieux, nous a préparé une dorade de ouf !  Toute simple, avec du citron vert et une aubergine grillée.  Top.

Voilà : beaucoup de route et de « Quand est-ce qu’on arrive? » pour un grand bol d’air frais, loin du macadam…  ça s’mérite, la fraîcheur, un été, à Dubai !

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