Ich bin eine « Banana » Berliner… in !

22 novembre 2013
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Chaque année, en novembre, se tient la grand messe des Relais & Châteaux, où les copains hôteliers et Grands Chefs affluent des quatre coins du monde…  Pour cette édition 2013, c’est Berlin, la vibrante, qui accueillait de bien joyeux drilles, car, si certaines associations ronflent de protocole, vous le comprendrez, quand on réunit des épicuriens, l’heure est à la fête plutôt qu’aux discours pompeux.

"Ich bien ein Berliner" - JFK

Année charnière, nous élisions notre nouveau Président (Philippe Gombert) et disions au revoir à Jaume Tapiès, non sans émotion, parce qu’il est « simply the best », dixit Tina.  « Partout dans le monde, unique dans le monde », telle est la devise de cette association dont chaque membre est actionnaire.  Des hôtels et restaurants à taille humaine, qui prônent un certain savoir-faire, revendiquent un luxe non-ostentatoire, une manière d’accueillir tout un chacun, un peu comme chez nous, un peu comme chez eux.

A l’heure où je m’apprête à quitter la France, c’est avec nostalgie que j’ai regardé chaque visage, chaque sourire.  Longtemps.  Mon Chef, Marie-Noélie, Anthony, Céline, Franck, Jean-Luc, Maria, Philippe, Monique et Michel, Marie…  tant de professionnels au grand cœur.  Certes, nous ne faisons pas dans le bénévolat. Certes, tous sont des chefs d’entreprise qui se battent au jour le jour face à une concurrence de plus en plus tenace, dans un environnement économique pour le moins compliqué.  Mais quel beau métier que celui de marchand de bonheur !

En regardant ces visages, parfois joufflus d’avoir trop ripaillé, on sent aussi le travail, les sacrifices, les heures qu’on ne compte jamais.  Et je me dis qu’en France, c’est un bien belle mise en évidence que le travail, si, si, contrairement à ce que pense notre pays d’assistés, c’est la santé.  A ceux qui décrient l’univers du luxe, je dis : n’oubliez pas tous les emplois qu’il génère, ni la belle image qu’il offre de l’élégance française à l’étranger !

Outre les dîners, les conférences, le champagne, l’after-party corsée et le cochon en papier-mâché du Ritz-Carlton quelque peu malmené (M.-N. sait exactement de quoi je parle..), il y avait aussi Berlin.  Ville fantasmagorique au début de l’hiver, entre brouillards matinaux, réminiscences d’un mur honteux et volonté de croire en l’avenir, Berlin ose et s’encanaille.  Art, mode, architecture, design, vie nocturne…  il y a de la jeunesse ici, organisée à l’allemande, mais fringante, insouciante, « brainy-trendy ».

Oui, il pleuvait, il faisait froid, et alors ?  J’en connais une, qui n’a strictement rien apprécié et dont je tairai le nom…  qui nous a rabattu les oreilles de jérémiades à-la-mords-moi-l’-noeud.  Pas très Relais & Châteaux dans l’esprit! (d’ailleurs, elle n’en était pas, normal ! )…  En revanche, très français dans cette attitude râleuse et arrogante qui fait que le coq, seul animal capable de chanter les pattes dans l’caca, reste notre emblème national !   Berlin, allez-y, ça ouvre les yeux sur le passé et le futur…  Pour finir, citons la Marlene : « Ich hab noch einen Koffer in Berlin »…  et oui, j’ai laissé une valise là-bas, Est ou Ouest, je sais pas…  quelques neurones aussi, la faute à Maxime de chez Taittinger !  Tchüüüüüssss !

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