Intense Banana

18 décembre 2013
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« Le bonheur compense en intensité ce qui lui manque en durée » – Robert Frost. Intense ?  Oui, quand on fait Nice-Paris, Paris-Nice, Nice-Lourmarin, Lourmarin-Le Cannet en moins de trois jours, ça peut être intense et…  que du bonheur (ça, c’est pour toi, Seb !).

Itinéraire d’une grande malade : arrivée à Orly, taxi-moto jusque chez Alexou pour une soirée Havana Club, shopping de Noël dans le froid des matins parisiens, saut de puce chez l’ami Thierry Vaissière, THE one and only « Térus », THE first Chef, le plus fou, qui sévit maintenant à la Maison d’Amérique Latine, sur le grouillant boulevard Saint-Germain et…  PAUSE !!!!


Benh oui, au déjeuner, on fait la pause, même quand on n’est pas fonctionnaire.  Et on l’a fait chez un pote, un vrai, de préférence.  Où ça ?  Rue de Varenne.  Le problème c’est de trouver la trouver, cette  %@# d’rue, parce que je m’emberlificote toujours les pinceaux dans ce quartier.  Pourtant, c’est bien là que c’est Matignon, la casa du premier ministre !  Rassurez-vous, je ne ferai pas de politique, ça fait longtemps que j’ai laissé tomber.  D’ailleurs, je ne regarde même plus le JT, tant ça m’énerve…  du coup la mort de Mandela est passée à la trappe, paix à son âme !

Donc, Matignon. Vous l’aurez compris, moi, ce qui m’intéressait, c’était de casser la croûte avec le Chef Christophe Langree.  Le coup de la visite officielle du Québec qui débarque en même temps que mouââââ, j’en avais que faire.  Branlement de combat, les gendarmes en uniforme (faut dire qu’ils sont pas mal, somme toute, les gendarmes en uniforme !), la sécurité, les voitures blindées…  bon, ils en finissaient pas d’arriver, et j’voulais m’disputer l’bout d’gras avec Christophe, moi !

Et oui, refaire le monde dans l’réfectoire, derrière les fourneaux rutilants inox couleur ardoise, les cuivres de la République, servis par le sympathique second, Yannick, marin de métier et gourmand à toute heure, c’est ça la belle vie !  Un p’tit coup d’blanc, un tartare de Saint-Jacques au piment d’Espelette et pommes fruits qui part en cannelloni…  une bougie sur le dessert…  on est tout de suite plus enclin à papoter, se raconter les derniers ragots, les dernières lubies, les prochaines envies.  C’est drôle, toutes ces rencontres qui font notre métier.  Dire qu’il y a des années, Christophe plongeait avec mon boss actuel et son fils en Polynésie, qu’il a ensuite travaillé pour nos amis les Pourcel, qu’on s’était revu aux Escoffiers avec l’Antoine…  pour finir à table (toujours et encore), sous Matignon, avec vue rase-motte sur ses jardins à la française!

Bon, ne cédons pas à la nostalgie…  nous disions intensité…  le marathon continuait autour d’une coupe chez Fréchon à Saint-Lazare, puis un bout d’saucisson et vin chaud en mode marché de Noël, une pièce de théâtre « sexy Gaité », jolie « Lettre d’une Inconnue » avec E…  apothéose Chez Félicie (oh ouiiiiiiiiiiii !) avenue du Maine.

Et jamais on dort ?  Non, jamais.  Retour sur Nice, puis en un coup d’Titine, Lourmarin, 4 douzaines d’huîtres à 3 (sans la Baronne qui s’est rabattue sur le from’ton), volailles lotoises et gâteau choco très, très bon, mais alors TRES TRES TRES BON…  Sachez-le, il faut toujours dire à ma mère que sa bouffe est TRES TRES TRES TRES bonne.  Le dernier qui a osé lui dire que sa tarte aux abricots, et benh, elle était « ATROOOOCE !! », « ça ne lui a pas porté bonheur : il est mort ! », nous expliquait-elle… Et oui,  paix à son âme à lui aussi !  Et dire qu’il y en a un qui disait : « La véritable intensité, comme la beauté, n’est pensable que dans les parages de la mort » ! Aïe, aïe, aïe !

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