les 26 heures de Dubai – Nice

1 mai 2014
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Le weekend aux Emirats, c’est vendredi et samedi.  Et, quand on est en « probation », c’est-à-dire, à l’essai dans son nouveau job, on n’a tout simplement pas de droit d’être absent.  Même à l’agonie.  Donc, c’est en un aller-retour de 26 heures exactement qu’on s’est fait un condensé de ripaille et d’amitié.

Avec le Chef et le Papa

Quand on débarque à Nice, la première chose qui frappe, c’est la fraîcheur de l’air et l’abondance de végétation.  Ensuite, ce sont tous ces sourires, qui vous manquent au jour le jour…  Quelle joie de revoir L’Oasis, les Chefs, les « bouchons » qui se reconnaîtront, la deuxième maman Jo, puis la vraie mama, le papa, le papy, le frérot et Bandit !

Tout a commencé par un cours de cuisine, à faire la plonge pour Chef, comme au bon vieux temps.  La recette du jour  : une lotte et un risotto à l’encre de seiche…   avec un p’tit canon d’ blanc, cuvée Minna, servie par « Mon Mignon »…  parce que la plongeuse se fait payer au litre. Pas rentable, la plongeuse !

Cours de Cuisine aux Ateliers

Une fois le tablier orange des Ateliers de L’Oasis plié et rangé, c’est vers le vieux village perché de Cagnes-sur-Mer que nous avons  « tortillonné » avec Monsieur Raimbault, perdant notre chemin dans l’ascension, parce que c’est une tradition.  Ah !  Les voyages avec Monsieur Raimbault !  On papote, on papote et boom, on oublie les sorties d’autoroutes, on dévie, on se plante, quoi !  A notre décharge, toutes ces petites ruelles étroites qui sillonnent, moyenâgeuses, jusqu’à la porte du restaurant Josy Jo, sont bien étriquées au regard des boulevards à 6 voies de Dubai….  Et combien plus charmantes !  Ah !  Des vieilles pierres, du lierre, des lampadaires !  C’est beau, la France.  C’est beau, le Sud !

Josy Jo.  Jo était l’époux de Josy, notre grande amie.  Toujours ce sourire de gourmande, ce regard intense, souligné d’un khôl profond qui rappelle les origines arméniennes, cette chaleur qui vous prend à bras le corps dans l’étreinte de sa bienvenue.  C’est simple, Josy, c’est une « Mama » niçoise avec ce qu’il faut d’effronterie, de rire et de modernité pour lui garantir une jeunesse éternelle !

Josy & Chef

Josy, vous la voyez, vous l’embrassez.  Et sa cuisine ?  C’est tout pareil !  On a à peine le temps de dévorer l’assiette des yeux, qu’en une bouchée ou presque, on fait un sort aux petits farcis, beignets de courgettes, poivrons marinés, fougasse qui se pressent de la table à la bouche, vorace…  On laisse à peine à Mahman, le gentil grillardin des lieux, le temps de préparer la gallinette et les ris de veaux, en patientant  avec un vin du coin, le vin de la baie de Cannes, des moines de Saint-Honorat…  Pour finir, petite mousse au citron et baba au rhum… préparés par Valérie, la fille de Josy.  Oui, le restaurant Josy Jo est une histoire de famille, de mère en fille, et des filles sympa, sans chi-chis, ni tralala.  C’est une maison de caractère, ancrée dans la rusticité du terroir, forte en goût, faible en arrogance.

Après tout cela, il était temps de ‘hit the sack’, de s’effondrer sur l’oreiller.  4 heures de sommeil et départ pour le marché Forville avec la baronne.  Le grand crème au Café de l’Horloge, au soleil, un soleil qui ne pique pas le visage en une minute-chrono de cuisson…  ah, la bonne odeur du poisson qui frétille encore sur les étals…  Les poissonnières qui, elles, frétillent derrière leur tiroir-caisse, le copain Jo de la boucherie Fabre, les fruits et légumes à foison, les copines maraîchères du Chef, qui se jettent à son cou pour la séance de bisous matinale.  Et là, Didi Sordello, le grand Didi du Bacon, qui prépare l’apéro de 10h30 du matin…  c’est comme ça qu’ça s’passe, chez nous !  Le petit déjeuner des champions ?  Rosé et socca.  Elle est pas belle la vie !?

Marché Forville de Cannes

Je vous passe le déjeuner de famille à L’Oasis, dans le jardin, parce que ça, c’est toujours le top et vous savez maintenant que je ne suis pas partiale !  Et hop, dans l’avion, où pour une fois, je n’ai pas regardé tous les films qu’ils passent sur Emirates, tant la fatigue est tombée d’un coup d’un seul…  De toute manière, qui veut d’un pauvre plateau repas après tout cela ?  Pourrie gâtée, la Banane !

L'Oasis

Merci Chef et Josiane, Antonio, Josy, Valérie et Louise, les bouchons de L’Oasis… et la famille qui me manque chaque jour, même si j’en ai une bien jolie dans les sables ici…  et les amis…   désolée, Ben & Dada de vous avoir fait attendre jusque tard dans la nuit…  Marichou dont je n’ai pas vu la bouille, mais à laquelle je pense chaque jour !

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